PROGRAMME

Un programme inédit en France

Le programme de soutien à la recherche et à la création de l’Institut vise à développer et croiser des approches diverses autour de la photographie – histoire de la photographie, anthropologie des images, études visuelles, humanités numériques, sciences humaines et sociales, sciences, recherche en arts plastiques
L’appel à candidature est ouvert aux étudiants en doctorat, chercheurs universitaires ou indépendants, commissaires d’expositions et artistes, avec une disponibilité sur l’année engagée. Les projets – publication, exposition, conception d’œuvres – devront répondre à la thématique annoncée, et l’Institut prêtera une attention particulière aux projets privilégiant une problématique, un programme ou des ressources liées à la Région des Hauts-de-France.

Le programme de l’Institut alloue quatre bourses annuelles de 15 000 euros.
Celles-ci incluent un accompagnement scientifique et structurel, et s’inscrivent dans un programme de valorisation/diffusion (à raison d’environ quatre communications, présentations ou workshops répartis dans l’année) organisés par l’Institut, en lien avec ses partenaires, dans la Région Hauts-de-France ou au-delà.

Un thème par année

Pour sa troisième édition, l’Institut pour la photographie propose d’interroger les liens entre photographie et politiques de la Terre.

4 lauréat.e.s par édition

Théodora Barat, Four Corners
Grégory ChatonskyDéTerre
Sarah Ritter, L’ombre de la terre
Ana Vaz, Le Jaguar Bleu

Un jury d’expert.e.s

Keren Detton
Directrice du FRAC Nord-Pas de Calais
Christian Joschke 
Professeur d’Histoire de l’art et de la photographie aux Beaux-arts de Paris, fondateur de la revue Transbordeur. Photographie histoire société
Anne Lacoste
Directrice de l’Institut pour la photographie
Véronique Terrier-Hermann
Responsable du Programme de soutien à la recherche et à la création de l’Institut pour la photographie

Les éditions précédentes

2019
Photographie, objet de diffusion 
2020
Photographie et culture visuelle des imaginaires.

Édition 2021

Photographie et politiques de la Terre

Le programme de soutien à la recherche et à la création vise à développer des approches diverses autour de la photographie. Pour la troisième édition, l’Institut a proposé de se tourner vers la Terre, aujourd’hui appréhendée dans sa puissance d’hospitalité en regard des enjeux écologiques actuels. 

La thématique photographie et politiques de la Terre nous a permis de découvrir 96 projets à l’échelle internationale, dont de nombreux, très intéressants et exigeants, qui répondaient aux critères de l’appel. Néanmoins, après de longues et riches discussions, le jury a retenu 4 projets que l’Institut va accompagner tout au long de l’année.

Les projets de recherche et de création des lauréat.e.s ci-dessous tiendront compte des différents aspects de la création du sujet photographie et politiques de la Terre.

Les lauréat.e.s

Théodora
Barat

Four Corners

Fours Corners traite de l’empreinte de la recherche nucléaire états-unienne dans la région éponyme formée par quatre États attenants : l’Utah, le Colorado, l’Arizona et le Nouveau-Mexique. Cette région s’est construite autour de l’uranium : extraction minière, conception des bombes pendant la Deuxième Guerre mondiale et la Guerre froide, et maintenant gestion des déchets radioactifs.
Disséquant ce complexe scientifico-militaro-industriel, Four Corners interroge le désert comme terrain d’essai ultime et postule ces ruines radioactives comme derniers monuments de notre civilisation.


Théodora Barat est diplômée des Beaux-Arts de Nantes et du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains. Elle développe actuellement une thèse de recherche et création au sein du programme doctoral RADIAN.
Le travail de Théodora Barat mêle film, photographie et installation. Travaillant des perméabilités entre ces différents médias, elle apporte narration à l’un, volume à l’autre. Elle s’intéresse aux environnements en mutation, à ces moments ultimes où le paysage artificiel devient signe. Elle y ausculte les figures de la modernité, dissèque ses chimères afin d’interroger notre devenir.
Son travail a été présenté au Cneai, à la Emily Harvey Foundation (New York), à Nuit Blanche (Paris), à la Friche de la Belle de Mai (Marseille), à Mains d’Œuvres (Saint-Ouen), au Palais de Tokyo, à la Villa Médicis ainsi que dans de nombreux festivals internationaux. Elle a été lauréate du Prix Audi talents (2016) et de la bourse Face / Étant Donnés (2020).

Retrouvez le travail de Théodora Barat sur son site et son profil Instagram

Grégory
Chatonsky

DéTerre

«Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci.» 
Ignaz Paul Vital Troxler

Avec DéTerre, Grégory Chatonsky poursuit une réflexion débutée avec Télofossiles à Taipei et Wuhan puis Terre Seconde au Palais de Tokyo mettant en relation l’intelligence artificielle et l’extinction. Il s’agit d’expérimenter les conséquences de l’Intelligence Artificielle sur l’automatisation de la représentation. Car si les réseaux de neurones artificiels se nourrissent de photographies, ils produisent un réalisme qui n’est plus photographique. Cette clôture du réalisme hérité de la révolution industrielle produit des images d’images et vient déstabiliser la notion même de vérité.
C’est à partir d’un dispositif produisant des images artificielles d’une Terre possible et cherchant dans notre planète des images ressemblantes, que des séances de travail s’ouvriront avec des théoriciens. Ces séances, ouvertes au public, auront pour objet d’explorer la relation entre la Terre et l’IA.


Depuis le milieu des années 90, Grégory Chatonsky travaille sur le Web le menant à questionner les nouvelles fictions qui émergent du réseau. À partir de 2001, il commence une série sur la dislocation, l’esthétique les ruines et l’extinction comme phénomène inextricablement artificiel et naturel. Au fil des années, il s’est tourné vers la capacité des machines à produire de façon quasi autonome des résultats qui ressemblent à une production humaine.
Ces trois problématiques sont devenues convergentes grâce à l’imagination artificielle qui utilise les données accumulées sur le Web comme matériau d’apprentissage de l’Intelligence Artificielle afin de produire une ressemblance. Dans le contexte d’une possible extinction de l’espèce humaine, l’IA apparait alors comme une tentative pour créer un monument par anticipation qui continuerait après notre disparition.
Il a été enseignant au Fresnoy, à l’UQAM et à présent à Artec. Il a été chercheur associé à l’ENS Ulm et l’Unige de Genève.

Retrouvez le travail de Grégory Chatonsky sur son site et son profil Instagram

Sarah
Ritter

L’ombre de la terre

L’ombre de la terre est un projet sur la durée qui s’origine dans l’exploration des chaînes de production des connaissances contemporaines. Un premier chapitre s’est concentré sur la recherche en optique, à l’exploration de la lumière comme outil, comme objet de recherche et comme enjeu industriel.
Les «laboratoires» sont vus comme espaces de mises en scènes, espaces de production de fictions. Un pont s’est opéré entre la recherche océanographique et la recherche optique. Les «profondeurs» de l’océan répondent aux montagnes, qui se sont élevées depuis le fond des océans anciens. Après la lumière comme objet, le second chapitre de L’ombre de la terre se concentrera sur les profondeurs : terrestres et maritimes.
La photographie a participé à l’entreprise de réduction de la terre à un espace calculable, quantifiable, homogène et indifférencié. En ce sens, elle est sans doute un des outils les moins bien placés pour produire un espace d’altération de l’ordre capitaliste – pour produire de l’hétérogène au sein de l’espace calculable et calculé. Mais à la suite de Flusser, Sarah Ritter pense qu’il est possible d’utiliser la photographie pour ouvrir des brèches, trouer les cartes, obscurcir l’horizon transparent et numérisé. Photographier est ici  une poïétique du regard. 
Comment par la photographie proposer d’autres mouvements au regard que celui d’une reconnaissance rassurante et bordée ? 
Ce chapitre comme le premier aura plusieurs sources, avec différent.e.s compagnes et compagnons de route, comme le département d’océanologie de l’université de Lille, sa plateforme technologique, les Archives nationales du monde du travail, et Elsa Dorlin avec laquelle l’artiste partira en Guyane, première région française d’extraction minière contemporaine.


Sarah Ritter est une artiste photographe. Sa méthode est heuristique. En effet, l’artiste, diplômée de l’École supérieure de la photographie d’Arles et de l’École nationale de Paris-Cergy, ne travaille pas par séries, mais par accumulation d’images trouvant au fil du temps leur ordre et leur logique associative. Le processus est donc long, permettant aux photographies de mûrir et de s’apparier formellement ou métaphoriquement.
Elle a publié une monographie aux Éditions Loco en 2019, « La nuit craque sous nos doigts », accompagnée d’une pièce inédite de Christophe Fiat. Son travail est présent dans deux collections publiques, celle du FRAC Auvergne et celle du FNAC, depuis 2020. Il a été montré en France (Centre photographique d’Ile-de-France, Rencontres d’Arles, Biennale de Mulhouse entre autres) et à l’étranger (Finlande, Allemagne, Slovaquie, Mexique).
Elle est actuellement en résidence dans l’imprimerie Mignotgraphie, avec le Ministère de la Culture, et co-dirige le projet de recherche en art « Léviathan » au sein de l’École supérieure d’art de Clermont-Métropole
«L’ombre de la terre », dont le premier chapitre a été soutenu par le CNAP, est  au départ une exploration des espaces de production de connaissances, notamment la recherche en optique. Ce second chapitre qui s’initie avec l’Institut pour la photographie de Lille, s’attachera à l’extraction, contemporaine comme passée, qui se mêle à celles des sciences.

Retrouvez le travail de Sarah Ritter sur son site

Ana
Vaz

Le Jaguar Bleu

Le Jaguar Bleu suit les sols anthropiques d’origine pré-colombienne en Amazonie brésilienne : la terra preta, compost qui contredit le mythe colonial d’une nature vierge et révèle la forêt Amazonienne comme un jardin entretenu par les techniques agricoles avancées des peuples amérindiens. La terra preta devient ici un personnage spéculatif pour une anthropologie (a)symétrique entre les peuples de la forêt, ceux qui cultivent et maintiennent cette terre, et les peuples de laboratoires, à savoir les scientifiques qui l’étudient avec leurs machines de vision. 


Ana Vaz est une artiste et cinéaste brésilienne dont la filmographie s’appuie sur des collages expérimentaux d’images et de sons, trouvés et produits, pour réfléchir sur des situations et des contextes historique et géographiquement marqués par des récits de violence et de répression.
L’impact du colonialisme et la ruine écologique sont la toile de fond de ses “films-poèmes” immersifs. Expansion ou conséquence de ses films, sa pratique peut également s’incarner dans l’écriture, la pédagogie critique, des installations, des programmations de films ou événements éphémères. Ses films ont été projetés et discutés dans des festivals de cinéma, séminaires et institutions comme la Tate Modern, le Palais de Tokyo, le Jeu de Paume, le Centre PompidouLUX Moving ImagesNew York Film FestivalBerlinale Forum ExpandedBFICinéma du RéelCourtisane

Retrouvez le travail d’Ana Vaz sur son profil Instagram


Édition 2020

Photographie et culture visuelle des imaginaires

En tant que pourvoyeuse d’imageries allégoriques ou relevant de la mythification, la photographie est rapidement devenue un mode d’expression privilégié pour faire le lien entre le symbolique et le réel. Elle rend compte d’imaginaires collectifs ancrés dans les mythes ou croyances les plus anciens aux mondes les plus futuristes (rites, légendes, utopies, imagerie scientifique, imaginaires urbains, UFO, science-fiction, etc…).

Omniprésentes tant dans notre imagerie populaire que savante, ces représentations contribuent à notre conscience du temps présent ; certains s’interrogeant même sur leur participation à la construction sociale voire scientifique de la réalité.

Entre culture visuelle, anthropologie visuelle, sciences sociales, politique de l’actualité et histoire de l’art, on pourra appréhender la manière dont la photographie enclenche ou réactive des récits partagés, mais aussi comment elle exhume ou crée de toute part des imaginaires collectifs.

Les projets de recherche et de création des lauréat.e.s ci-dessous tiendront compte des différents aspects de la création des photographies et cultures visuelles des imaginaires.

Les lauréat.e.s

Ezio
d’Agostino

True Faith

True Faith est une recherche sur le phénomène d’apparitions d’images religieuses en Italie, pays dans lequel se produisent les deux tiers des cas d’apparitions recensés dans le monde. À travers des archives de journaux, je repère cette « géographie invisible », je me rends dans les lieux des apparitions, je demande aux habitants de m’indiquer l’endroit de l’apparition et de me raconter ce qu’ils voient. En collaboration avec une socio-anthropologue, je recueille l’ensemble de ces témoignages. L’image photographique devient ainsi preuve de quelque chose d’improuvable, un document de quelque chose qui restera toujours invisible à mes yeux.


Après une formation en Archéologie à l’Université de Florence, Ezio D’Agostino étudie la photographie à la Scuola Romana di Fotografia de Rome. Sa démarche artistique résulte de sa formation d’archéologue : il pose son attention sur la stratification historique et culturelle du paysage, en invitant le spectateur à réfléchir sur les systèmes de construction de la société contemporaine et de ses imaginaires. Il vit à Marseille.

Retrouvez le travail de l’artiste sur son site et son profil Instagram

Véra
Léon

Photographe : nom masculin ? Un métier à la source des imaginaires

Si les stéréotypes genrés véhiculés par la culture visuelle ont maintes fois été dénoncés, la question de leur origine est souvent escamotée. Ce projet entend mettre en évidence les rapports de pouvoir qui déterminent les images, de leur production à leur réception. Il étudie notamment les hiérarchies sexuées internes aux métiers photographiques. En analysant des objets variés (périodiques, photographies, films…), il examine aussi la construction conjointe des normes sociales et visuelles. Enfin, à l’intersection de la recherche et de la médiation, entre héritage historique et problématiques contemporaines, il interroge les enjeux de la pédagogie de l’image à travers la question de la formation du regard et de ses implications genrées, sociales et politiques.


Véra Léon est l’autrice d’une thèse de doctorat en sciences de l’éducation intitulée “On ne naît pas photographe, on le devient”. De double formation, en histoire à l’ENS de Lyon, et en photographie et art contemporain à l’Université Paris 8, elle enseigne depuis 2015 à l’Université de Paris. Elle mène des recherches sur l’histoire des formations artistiques, et sur le genre dans le monde photographique.

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David
De Beyter

The Skeptics

The Skeptics est une recherche au long cours qui s’appuie sur une pratique amateur dérivée de l’ufologie, l’ufologie scientifique. Le projet rassemble films, photographies et objets et se décline en quatre chapitres (les deux premiers on été exposés au Prix découverte des Rencontres d’Arles, 2019). Le soutien de l’Institut permettra de mener les deux prochains : R.O.T.G. (Relics Of Technological Goddess), enquête photographique sur les fonds iconographiques des associations françaises de cette science de l’apparition (dont le Groupe ufologique du Nord) ; et Magical Places, série dephotographies nécessitant des procédés de mise en scène, d’expérimentation sur négatif, ou encore d’intégration 3D, afin d’exploiter, tels des décors, les paysages des îles Canaries ou certains sites spécifiques américains.


David De Beyter, ancien artiste étudiant du Fresnoy, vit et travaille à Tourcoing. Son approche de la photographie, à la fois conceptuelle et documentaire, repose principalement sur les pratiques du paysage en regard des différents statuts de l’image. Son travail Big Bangers a été sélectionné pour la prestigieuse exposition FOAM Talent, entre Amsterdam, Paris, New York, Londres et Francfort, et fait l’objet de plusieurs publications chez RVB Books, dont Damaged Inc. en 2018.

Pour aller plus loin :
Étienne Hatt, février 2020, En quête d’images, artpress 474, pages 11-12

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Laureline
Meizel

Apprivoiser les abîmes ? Photographie, spéléologie et imaginaires souterrains

Si la photographie aérienne et ses incidences sur la perception et la représentation de notre environnement ont fait l’objet de recherches, la photographie souterraine demeure un impensé. Sous le signe de l’exploration verticale, elle relève pourtant d’un même désir de découvrir et de partager de nouvelles perspectives sur le monde, en éprouvant les normes de la pratique photographique. À partir de l’étude des activités d’Édouard-Alfred Martel (1859-1938), ardent promoteur de la spéléologie moderne, ce projet de recherche vise à comprendre comment, avec quelles intentions, selon quelles modalités et avec quels effets la photographie a reconfiguré la culture visuelle des imaginaires du monde souterrain, des théories de la Terre creuse aux représentations de l’univers minier, depuis la fin du XIXe siècle.


Née à Lille en 1980, Laureline Meizel est docteure en Histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Depuis 2006, elle conduit des recherches sur les relations de la photographie et de l’édition aux XIXe et XXe siècles, auxquelles participent ses publications et ses enseignements à l’université et à l’EHESS. À ce titre, elle a notamment été lauréate du prix Roland Barthes en 2008 et elle est aujourd’hui membre du comité de rédaction de la revue Photographica.

Édition 2019

Photographie, objet de diffusion

Pour comprendre comment la photographie a transformé notre mode d’accès à la connaissance, à la culture, à l’information, il faut s’interroger sur les facteurs de la diffusion des photographies:

La matérialité des images est une donnée essentielle à la mise en place de la transmission et de la circulation de la photographie. Les procédés, reproductibles ou non-reproductibles, les montages, l’indexation des contenus, le format des images exposées, les lieux où elles sont vues. Du tirage au livre à l’outil numérique, du commerce d’agence à la photographie partagée, l’histoire de la diffusion par la photographie est l’histoire d’objets matériels.

En parallèle, étudier la photographie comme objet de diffusion, c’est aussi rendre visible les réseaux et les conditions socio-économiques de leur production, ainsi que les conditions de leur médiation (vulgarisateurs, agents commerciaux, éditeurs).

En réponse à cet appel, les candidats ont développé une approche singulière, qu’elle soit sous la forme d’une recherche théorique ou plastique, en répondant à la thématique photographie, objet de diffusion .

Les lauréat.e.s

Aurélien
Froment

Le cinéma à une image de Pierre Zucca

À travers une écriture des corps, la photographie de plateau de cinéma de Pierre Zucca apparaît comme la scène d’un théâtre muet où sont projetés d’innombrables désirs, de voir, de montrer et de jouer avec le faux. Explorant l’œuvre photographique de Pierre Zucca via ses contours, invisibles ou inédits, la recherche prendra autant de forme que l’œuvre en convoque, imaginant une intersection entre photographie, cinéma et performance.


Aurélien Froment est artiste. Il vit à Edimbourg où il enseigne la photographie à l’Edinburgh College of Art/University of Edinburgh.

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Audrey
Leblanc

Diffuser sa cartographie du monde : rôle et usages de la photographie dans les logiques documentaires de l’ORTF 

Les fonds de photographies d’agences ayant servi d’appuis rédactionnels aux journaux télévisés de l’office de radiodiffusion télévision [ORTF] (1960-1986)


Audrey Leblanc est docteure en histoire et civilisations de l’EHESS. Elle enseigne à l’université de Lille et co-anime le séminaire de recherche “Photographie, édition, presse : histoire culturelle des producteurs d’images” au Cehta/EHESS . Elle a été co-commissaire de l’exposition Icones de Mai 68 : les images ont eu histoire en 2018 à la BNF. Elle est également lauréate de la bourse de recherche de l’INA de l’année 2020.

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Christal
Pedersen

Greetings from Reykjavik – Disseminated archives

La pratique épistolaire, issue d’une période très importante dans l’histoire de l’art islandaise, a, dans les années ’60 et ’70 contribué à étendre le milieu artistique local à travers la dissémination de documentation visuelle – notamment de la photographie – vers un réseau plus vaste à l’étranger.


Christel Pedersen possède un diplôme de recherche en histoire de l’art de l’University of Copenhagen et de l’Université Paris 8. Elle réside actuellement à Paris où elle est chercheuse indépendante, auteure et traductrice de poésies, théories et textes d’artistes en anglais, français et langues nordiques.

Raquel
Schefer
et
Catarina
Boieiro

Livres de photographie et mouvements de libération en Afrique

Entre le document militant et l’objet esthétique, les livres de photographie réalisés autour des années 1970 dans les pays africains de langue portugaise sur – et pour – les mouvements indépendantistes posent une réflexion singulière sur le rôle et la puissance de l’image photographique. Ce projet vise à retracer le parcours de ce corpus, à travers une exposition, des rencontres et des films.


Raquel Schefer est chercheuse, cinéaste et programmatrice. Docteure en Études cinématographiques et audiovisuelles de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles et enseigne à Paris, Rennes, Buenos Aires et Mexico.
Catarina Boieiro possède un Diplôme de Recherche en Arts et Langages de l’EHESS. Elle est commissaire indépendante et travaille parallèlement dans la communication, programmation et production au sein de centres d’art et événements culturels dédiés à l’image et aux arts visuels contemporains.