BETTINA RHEIMS

Présentations de trois projets emblématiques : Détenues, La Chapelle, Rose c'est Paris

08 octobre 05 décembre 2021
Gratuit, réservation fortement conseillée

Commissariat : Carole Sandrin et Gabrielle de la Selle
en collaboration avec Bettina Rheims et Gwénaëlle Petit-Pierre 

Bettina Rheims a fait don de l’ensemble de son fonds à l’Institut pour la photographie (archives – négatifs, planches contacts, épreuves préparatoires, archives papier ; tirages d’exposition, tirages finaux, presse, publications, pochettes de disque, etc…) Dans ce cadre, l’Institut pour la photographie est heureux de présenter trois projets emblématiques de la carrière de Bettina Rheims : travaux de commande et projets personnels qui révèlent son approche du portrait et de l’importance de la mise en scène. 

Rose c’est Paris, 2010
Bettina Rheims et Serge Bramly
Rose c’est Paris est une quête initiatique dans un Paris intime, décrit dans l’objectif de Bettina Rheims au fil d’une fiction conçue avec la complicité de Serge Bramly. Les deux auteurs ont imaginé ensemble des scènes, comme une série de tableaux vivants : une jeune femme B. cherche Rose, sa sœur jumelle, qu’elle prétend disparue. L’Institut propose une première étude mettant en regard les archives de la photographe avec les images finales de son projet personnel qui marque une étape importante dans la carrière de l’artiste. 

Détenues, 2014
Avec Détenues, réalisée en 2014, elle se confronte à des femmes incarcérées et restitue par la photographie leur individualité. Encouragée par Robert Badinter, Bettina Rheims a réalisé une série de portraits de femmes emprisonnées au sein de quatre établissements pénitentiaires français. Cette série de 50 portraits, son projet personnel le plus récent, a été présentée dans la Sainte-Chapelle du château de Vincennes. 

La Chapelle, 2018-2021
La Chapelle est une installation immersive que la photographe a développée en 2018 en revisitant la production issue de sa collaboration avec le magazine masculin américain Details de 1994 à 1997. Avec la complicité du styliste Bill Mullen et forte d’une totale liberté créative, elle dépeint un L.A. sulfureux et underground. La plupart de ces images irrévérencieuses sont devenues iconiques, rendant la frontière perméable entre art et commande. Parmi les actrices de cinéma et de série B figurent quelques hommes ; fait rare dans le corpus de Bettina Rheims qui préfère porter son regard sur les enjeux de la féminité. 

+ Découvrez la visite virtuelle du studio de la photographe