Photographie, objet de diffusion

Pour comprendre comment la photographie a transformé notre mode d’accès à la connaissance, à la culture, à l’information, il faut s’interroger sur les facteurs de la diffusion des photographies:

La matérialité des images est une donnée essentielle à la mise en place de la transmission et de la circulation de la photographie. Les procédés, reproductibles ou non-reproductibles, les montages, l’indexation des contenus, le format des images exposées, les lieux où elles sont vues. Du tirage au livre à l’outil numérique, du commerce d’agence à la photographie partagée, l’histoire de la diffusion par la photographie est l’histoire d’objets matériels.

En parallèle, étudier la photographie comme objet de diffusion, c’est aussi rendre visible les réseaux et les conditions socio-économiques de leur production, ainsi que les conditions de leur médiation (vulgarisateurs, agents commerciaux, éditeurs).

En réponse à cet appel, les candidats ont développé une approche singulière, qu’elle soit sous la forme d’une recherche théorique ou plastique, en répondant à la thématique photographie, objet de diffusion .

LES LAURÉAT.E.S

AURELIEN FROMENT
Le cinéma à une image de Pierre Zucca

À travers une écriture des corps, la photographie de plateau de cinéma de Pierre Zucca apparaît comme la scène d’un théâtre muet où sont projetés d’innombrables désirs, de voir, de montrer et de jouer avec le faux. Explorant l’œuvre photographique de Pierre Zucca via ses contours, invisibles ou inédits, la recherche prendra autant de forme que l’œuvre en convoque, imaginant une intersection entre photographie, cinéma et performance.

Aurélien Froment est artiste. Il vit à Edimbourg où il enseigne la photographie à l’Edinburgh College of Art/University of Edinburgh.

ÉVÉNEMENTS AUTOUR DU PROJET D’AURÉLIEN FROMENT

AUDREY LEBLANC
Diffuser sa cartographie du monde : rôle et usages de la photographie dans les logiques documentaires de l’ORTF 

Les fonds de photographies d’agences ayant servi d’appuis rédactionnels aux journaux télévisés de l’office de radiodiffusion télévision [ORTF] (1960-1986)

Audrey Leblanc est docteure en histoire et civilisations de l’EHESS. Elle enseigne à l’université de Lille et co-anime le séminaire de recherche “Photographie, édition, presse : histoire culturelle des producteurs d’images” au Cehta/EHESS . Elle a été co-commissaire de l’exposition Icones de Mai 68 : les images ont eu histoire en 2018 à la BNF. Elle est également lauréate de la bourse de recherche de l’INA de l’année 2020.

ÉVÉNEMENTS AUTOUR DU PROJET D’AUDREY LEBLANC

Également,
Conception et animation d’une journée d’étude (en préparation)

(à venir) Printemps 2021  : « Les métiers d’iconographe et de documentaliste dans les médias depuis les années 1960 », avec le soutien de l’Institut Pour la Photographie, l’INA, la mission Photographie des Archives Nationales, l’université de Lille (IRHIS, -Institut de Recherches Historiques du Septentrion- et CEAC,-Centre d’Étude des Arts Contemporains- et la MESHS (Lille) qui accueille l’événement.

Une journée entre chercheur.es et professionnel.les pour décrire et analyser le rôle des iconographes et des documentalistes dans les médias ; l’impact des gestions d’images et des indexations dans les photothèques sur les représentations collectives


CHRISTEL PEDERSEN
Greetings from Reykjavik – Disseminated archives

La pratique épistolaire, issue d’une période très importante dans l’histoire de l’art islandaise, a, dans les années ’60 et ’70 contribué à étendre le milieu artistique local à travers la dissémination de documentation visuelle – notamment de la photographie – vers un réseau plus vaste à l’étranger.

Christel Pedersen possède un diplôme de recherche en histoire de l’art de l’University of Copenhagen et de l’Université Paris 8. Elle réside actuellement à Paris où elle est chercheuse indépendante, auteure et traductrice de poésies, théories et textes d’artistes en anglais, français et langues nordiques.

ÉVÉNEMENTS AUTOUR DU PROJET DE CHRISTEL PEDERSEN

RAQUEL SCHEFER ET CATARINA BOIEIRO
Livres de photographie et mouvements de libération en Afrique

Entre le document militant et l’objet esthétique, les livres de photographie réalisés autour des années 1970 dans les pays africains de langue portugaise sur – et pour – les mouvements indépendantistes posent une réflexion singulière sur le rôle et la puissance de l’image photographique. Ce projet vise à retracer le parcours de ce corpus, à travers une exposition, des rencontres et des films.

Raquel Schefer est chercheuse, cinéaste et programmatrice. Docteure en Études cinématographiques et audiovisuelles de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles et enseigne à Paris, Rennes, Buenos Aires et Mexico.
Catarina Boieiro possède un Diplôme de Recherche en Arts et Langages de l’EHESS. Elle est commissaire indépendante et travaille parallèlement dans la communication, programmation et production au sein de centres d’art et événements culturels dédiés à l’image et aux arts visuels contemporains.

ÉVÉNEMENTS AUTOUR DU PROJET DE RAQUEL SCHEFER ET CATARINA BOIEIRO

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