Jean-Louis Schoellkopf

L'enjeu du documentaire

Exposition inédite

08 octobre 05 décembre 2021
Exposition
Gratuit, réservation fortement conseillée

Commissariat : Anne Lacoste avec Carole Sandrin
Avec l’aimable collaboration du Centre national des arts plastiques
Production : Institut pour la photographie 

Depuis plus d’une cinquantaine d’années, Jean-Louis Schoellkopf, né en 1946, développe une œuvre photographique consacrée à la fin de l’ère industrielle, la culture ouvrière et les transformations du paysage urbain. 

L’étude de ses archives, déposées à l’Institut, révèle une pratique économe, mais non moins exigeante, de la photographie. Jean-Louis Schoellkopf travaille à la chambre grand et moyen format, souvent sur trépied, avec un temps de pose long, et limite ses prises de vue à quelques clichés. La variété et la qualité de ses tirages s’inscrivent dans la tradition artisanale du photographe-tireur. Ses modes de présentation minimalistes permettent d’ailleurs d’en apprécier la matérialité. 

Cette première exposition propose une sélection de travaux personnels et de commande consacrés au portrait et à l’urbanisme, incluant son installation présentée à la Documenta X de Cassel en 1997. Jean-Louis Schoellkopf est particulièrement sensible à la réalité des espaces. Ses portraits suivent un protocole identique : il photographie ses sujets dans leur environnement familier – travail ou domicile – en les laissant poser librement. Son approche du paysage urbain restitue quant à elle l’expérience collective et propose une lecture intelligible de l’histoire urbanistique, sans cesse remodelée par l’activité humaine. 

Ses projets sont aussi l’occasion d’explorer les capacités documentaires de la photographie à travers différents dispositifs. Les images, ordonnées en série typologique, font ressortir les signes distincts d’une communauté, d’un métier ou d’une culture, tout en exprimant la singularité des sujets. Des compositions plus variées, associant différents registres présentent une étude plus globale du thème abordé. Enfin, le travail de séquence permet de relier logiquement des configurations de lieux distinctes et de faire l’expérience tangible de sa propre exploration du paysage urbain. L’ensemble de son œuvre atteste d’une démarche d’auteur où se mêlent empathie et acuité du regard.