Dans l’œil d’Agnès Varda, entre photographie et cinéma

Dans le cadre du séminaire doctoral "L'image dans les archives"

Avec Carole Sandrin, Conservatrice des fonds d’archives photographique à l'Institut et Émilie Goudal, Lauréate 2022 de la bourse de l'Institut

20 octobre 2022
Gratuit, ouvert au public
Université de Lille, salle F0.13 (Maison de la recherche)

Cette intervention à deux voix propose d’examiner ce lien ténu, entre photographie et cinéma, qu’entretient Agnès Varda, notamment à ses débuts. Il mettra en balance l’accueil de son fonds photographique déposé à l’Institut pour la photographie en 2021 et la recherche initiée cette même année par Émilie Goudal autour de la production visuelle de Varda comme espace possible de résistance par l’image. 

Agnès Varda (1928-2019), qui débute sa carrière artistique comme photographe dès 1949, s’affirme une décennie plus tard, en 1961, en tant que réalisatrice. Mondialement reconnue pour son travail cinématographique, le basculement affirmé vers la fonction de réalisatrice ne doit pas pour autant faire oublier ce que son œil de cinéaste doit à sa pratique et à sa relation à la photographie : tout à la fois genèse, mais aussi médium positionné tout contre sa pratique de cinéma. Depuis son premier film, La Pointe courte (1954), en passant par le documentaire en banc-titre Salut les Cubains ! (1963) et jusqu’à la série filmée Une minute pour une image (1983), cette présentation veut porter une attention particulière à la place de la photographie dans la filmographie de Varda. Entre mise en scène et mise en abyme, entremêlement et symbiose des médiums, l’œil de Varda se forge au sein d’une période de remise en question critique de l’image comme forme de résistance et où, selon les propres mots de l’artiste, « Les femmes prennent l’image » et suivent « tous les désordres et les charmes de la décolonisation ». 

Cette intervention s’inscrit dans le cadre de la bourse 2022 de l’Institut sur le thème « Image des résistances ». 

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